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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 11:38

comme disait Sam – Il faut apprendre à échouer mieux

 

Comme une rencontre

Il va falloir, pour que le lecteur comprenne bien, que je raconte comment tu t’es décidé à répondre à mes questions «fourires»….En fait, je pourrais dire comment on s’est rencontrés ou plutôt comment, dans un premier temps, TU ne m’as pas rencontrée et, dans un second temps, comment TU m’as fait rire ….Alors, je vais en dire deux mots :

Etrange rencontre que notre première rencontre. L’histoire d’un ratage : en septembre ou octobre 2004, tu venais pour présenter ton livre à L’Arbre à lettres de Lille. Moi, je t’ai regardé et je t’ai écouté lire un extrait de ce roman «Moinous et Sucette» que tu étais venu nous présenter ; ensuite, tu as penché ton regard vers une jeune auteure de chez ALDante brune , Laure ....et tu as dit : il faut la lire, elle est superbe. Moi, j’étais restée sous le parapluie comme ton héroïne car il pleuvait à torrent sous mes yeux. Je n’arrivais pas à entendre la jeune femme brune mais il est vrai qu’elle était superbe : cet angle du menton, son nez, sa bouche, ses yeux, sa voix….

Jamais tu ne nous as regardés, nous, moi. Après , il y a un tas de gens qui sont venus te blablater.

Je ne t’ai pas parlé. Tu ne m’as pas parlé.

Je ne t’ai pas demandé une dédicace de ton livre car je n’ai pas acheté ton livre.

Tu n’étais pas tout à fait là.

Je n’étais pas tout à fait là.

J’étais resté seule sous le parapluie à Niouyorke, seule ……

Aujourd’hui, tu te demandes pourquoi on ne s’est pas parlé ce jour là.

Moi aujourd’hui, le 3 décembre 2004 )mais il est vrai que je suis un «petit pigeon unijambiste» en ce moment et que j'ai du mal à bouger( je me demande pourquoi je ne descends pas à Avignon où tu montes ta pièce à partir de ton roman «Amer Eldorado» avec Louis Castel, pourquoi je ne te propose pas de te dire au revoir à Paris, juste : au revoir avant que tu ne repartes. Pour dire de croire qu’il y aura une chance que tu reviennes , un jour.

Je suis au 5 décembre 2004 et j’ai la sensation que je suis la seule à savoir qu’aujourd’hui tu vas monter dans cette grosse mouche à moteur pour rejoindre ton pays qui n'est même pas un pays mais « Walt Disney ». J’ai regardé le ciel : il y a du brouillard. Comment retrouveras-tu ton chemin? Et si tu te perdais ? Et pourquoi repartir au pays du séisme, la Californie? Tous les deux siècles, on attend le Grand Chaos et deux siècles , ça pourrait faire bientôt : demain, peut-être ? Vivre sur une faille, une autre de tes cicatrices ?

Le 6 : un mail de toi : tu es rentré et happy, alors moi aussi je suis happy !

Deuxième rencontre dans un éclat de rire . Tu cherchais ton portrait sur un site que j’ai créé avec Dominique Houyet (un ami, photographe) où l’on place les portraits-Photos qu’il fait des écrivains.

A tes mots par mail : Mais Marie, elle est où ma Poire sur ton site? Je trouve pas ma poire !

J’ai éclaté de rire. Tu as réveillé un rire enfoui, un rire d’enfant. Je t'ai envoyé mon Barnaba et tu as dit : tu écris des choses assez folles pour écrire et fourire avec moi

Alors je t’ai tutoyé et toi aussi. Et puis on s’est dit qu’on se rigolerait bien ensemble. Moi aussi je ris pour pas mourir trop vite.

Tu comprends?

Rire , c’est une philosophie, pour faire plus simple je dirais même que une heure de rire par jour au moins, ça devrait être obligatoire!!!!!!!!!

Rire c’est réveiller le vent dans les herbes qui jouent avec tes-nos orteils, c’est humer l’air de la mer et rêver de la traverser pour découvrir d’autres sphères, gnagnagna, rire c’est se faire des câlins de mots et des plaisirs de partager la nourriture : des tartines de confiture qui dégouline au goûter de chocolat et les petits matins de soleil étonnés. Et puis le rire et l’amour, aussi..L'amourire à mourir de rire...

T’as remarqué ? Il n’y a pas de ministère du bonheur pas de ministère de l'amour mais un ministère de la guerre, oui ! le ministère de la Défense, qu’ils disent par euphémisme. Il faudrait créer une association de la rigolature. On aurait un succès fou. Les gens vivent dans le Deadly Instant comme dit Peter Brook. Parfois, ils se font des frissons en publiant un livre par exemple ou en croyant qu’ils s’énamourent. Mais ça ne dure pas longtemps. Ah oui, je ne t’ai pas dit , mon petit Moineau : je veux que l’Atto Poetico soit un attentat. Je t’en reparlerai plus tard.

Car normalement , c’est toi maintenant qui dois prendre la parole. Mais tu verras, l’attentat poétique, c’est doux et tendre , c’est génial. D’ailleurs, il faudra que je te parle de Brautigan aussi : il faut que tu me trouves une plante )ses graines( qui ne pousse qu’aux You-S-A. …bon, donc !

J’ai envie de rire avec toi pour du vrai et Donc, DONC, on va osérire

Alors voilà, ça commence ….parfois il y aura des interludes et aussi des digressions et des retours parce que Marie – Madou est pointilleuse )elle dit à Moinous : je suis chieuse - il lui répond, non, t’es pas chieuse, t’es géniale( et que Raymond – Moinous – Didou est un artiste digressif et génial -évidemment- alors donc…lui et moi , on a décidé qu’on tenterait d’être clairs mais qu’on rirait jusqu’au bout , en toute liberté et comme ça nous chante. Donc on commence : Moi, je t’écoute avec mon nombril , je t’écoute….

Marie Delvigne



in each one of us a moinous hides


Federman

Par Marie Delvigne - Publié dans : Espace personnel
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